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L'histoire d'Amourette : un restaurant de quartier à Passy, dans le 16e

Comment Amourette s'est installé au 10 boulevard Delessert, à Passy : terrasse de 200 places, cuisine de partage, adresse du 16e ouverte 7 jours sur 7.

Salle intérieure d'Amourette Passy avec tables dressées, ambiance de maison de quartier

Un nom qui n'a pas été choisi. Il était déjà sur la façade.

1910, boulevard Delessert

Amourette occupe le 10, boulevard Delessert, entre Passy et Trocadéro. En 1910, un restaurant s'y tenait déjà, à cette adresse exacte : celui de la famille Amourette. Plus de cent quinze ans plus tard, la maison porte toujours leur nom. Nous avons repris leur nom, et c'est probablement la seule décision de la maison qui n'ait jamais été rediscutée.

Un nom hérité engage à quelque chose. Il interdit les réinventions annuelles, les concepts, les changements d'enseigne au gré des modes. Il fixe une continuité : à cette adresse, depuis plus d'un siècle, des gens s'assoient et mangent ensemble. Le reste est du détail d'époque.

Pourquoi cette rue

Le boulevard Delessert relie Passy au Trocadéro sans emprunter les axes saturés. Les façades haussmanniennes s'alignent, la chaussée est large, les arbres étaient là bien avant le restaurant. C'est une rue qui se traverse calmement, ce qui devient rare dans ce périmètre de Paris.

Passy est sur la ligne 6, Trocadéro sur la ligne 9 : deux stations à moins de dix minutes à pied, ce qui compte quand les convives viennent de quartiers différents. La Tour Eiffel reste à moins d'un quart d'heure de marche. Ce n'est pas la promesse de la maison, simplement un fait utile pour organiser une journée. La terrasse ne regarde pas le monument. Elle regarde le boulevard, et c'est un parti pris.

La terrasse, pièce principale

La terrasse se divise en plusieurs parties, dont une grande terrasse en bois. Ce découpage explique pourquoi elle absorbe aussi bien un couple un mardi soir qu'une tablée de quinze un samedi : personne n'est aligné le long d'un mur, chaque groupe garde son coin. Les chaises sont en rotin, fabriquées en France.

L'ombre des arbres tient du déjeuner jusqu'au soir, et des parasols complètent là où la lumière insiste. Les nappes sont blanches à midi comme le soir. Vers neuf heures et demie, la lumière baisse et les bougies arrivent sur les tables. Il y a du live de temps à autre, discret, jamais une scène montée face aux convives.

À l'étage, une salle modulable prend le relais pour les occasions qui demandent un cadre à part, et pour les mois où le boulevard est trop froid pour qu'on s'y attarde.

Une cuisine qui se partage

Quelques assiettes au centre de la table, un plat individuel ensuite, un dessert qui revient au milieu. Ce n'est pas une formule, c'est la façon la plus simple de faire durer un repas sans le transformer en cérémonie.

L'été ramène les mêmes repères : tartare de thon épicé, saumon miso laqué, gambas grillées, pavlova aux fruits rouges. La carte des vins donne des noms plutôt que des catégories, un Sancerre de chez Vacheron, un Saint-Joseph signé Cuilleron-Villard-Gaillard, un Jessiaume en Bourgogne, un Billecart-Salmon pour les tables qui commencent par le champagne.

Ce que la maison n'est pas

Pas un restaurant gastronomique : ni étoile, ni menu dégustation à rallonge. Une bistronomie de saison, lisible, servie à table.

Pas un lieu de brunch non plus. La table ouvre à l'heure du déjeuner, et le dimanche matin appartient au quartier, pas au restaurant.

Pas un lieu événementiel tapageur, enfin. La terrasse et la salle de l'étage reçoivent des réceptions, sans sono lourde ni DJ : le quartier est résidentiel, et les voisins comptent autant que les invités.

Le quartier comme matière

Un restaurant de quartier vit de ce qui l'entoure. Le marché couvert donne son tempo au samedi matin. La Maison de Balzac, rue Raynouard, ouvre sur un jardin confidentiel. Le musée du Vin est le voisin de dos, square Charles Dickens. L'Île aux Cygnes se rejoint par le pont de Bir-Hakeim.

Une journée à Passy peut commencer par un café en terrasse, se prolonger par une marche vers la Seine et finir par un dîner partagé au boulevard Delessert. Le restaurant n'est pas le but de la journée. Il en est le point fixe, comme les autres adresses du quartier, et c'est exactement ce qu'une maison de famille est censée être.

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Questions fréquentes

Depuis quand Amourette existe-t-il à Passy ?

Le nom vient de la famille Amourette, qui tenait déjà un restaurant au 10 boulevard Delessert en 1910, soit plus de 115 ans d'histoire à la même adresse. Le restaurant actuel a repris ce nom. Il est ouvert 7 jours sur 7, de 12h00 à 23h3030, en service continu.

Quelle est la capacité du restaurant Amourette ?

En saison, la terrasse accueille jusqu'à 200 couverts assis, et jusqu'à 300 personnes en format cocktail debout. La salle privée à l'étage reçoit jusqu'à 60 personnes assises. En savoir plus sur la privatisation.

Amourette est-il une chaîne ou un restaurant indépendant ?

Amourette est une maison indépendante, installée au 10 boulevard Delessert dans le 16e. La carte suit les saisons, l'enseigne n'a pas vocation à se dupliquer. C'est une adresse de quartier, pas un concept de groupe.

Quel type de cuisine sert Amourette ?

Une bistronomie de saison pensée pour le partage : des assiettes au centre de la table, un plat individuel, un dessert partagé. Ni gastronomie étoilée, ni brunch. Consulter la carte pour la sélection du moment.

Comment venir à Amourette en métro ?

Deux stations desservent le 10 boulevard Delessert : Passy (ligne 6) et Trocadéro (ligne 9), toutes deux à moins de dix minutes à pied. Depuis Trocadéro, la traversée des jardins amène directement boulevard Delessert. La Tour Eiffel est à moins de 15 minutes à pied.

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